Archive for September, 2006

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Cette année, j’avais decidé de prendre une année “sabbatique” , de ne pas prendre d’animaux et j’avais réussi à tenir le coup jusqu’en aout, de dire non aux coups de fil et les renvoyer vers d’autres personnes. Mais une amie de ma fille a trouvé un bébé écureuil dans son jardin et m’a demandé de l’aide.

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Il m’a suffit de poser les yeux sur lui pour comprendre que je n’allais pas tenir ma résolution …

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  Woody, avait 2/3 semaines quand il est arrivé .

Normalement je ne donne pas de nom aux bébés qui arrivent chez moi , d’abord parce que j’en ai trop ( dans les 80 par an ) et parce que je ne veux pas m’attacher à eux . En restant anonymes je les oublie plus facilement une fois relâchés . celui ci s’appelle Woody parce que c’est la personne qui l’a trouvé qui lui a donné ce nom que j’ai gardé pour en parler ici .

  Normalement je devais ,soit le donner à une autre widlife qui a déjà des bébés de cet âge là, soit demander qu’on m’en donne un ou deux à mettre avec lui , mais j’ai eu tellement de mal à faire comprendre à tout le monde que j’arretais une année , que je me suis dit que si je leur disais que je rebossais, les coups de fils n’allaient pas arrêter .Alors je m’occupe de Woody sans rien dire à personne et j’espère que ça va aller pour lui. D’en avoir plusieurs à la fois c’est bon pour le bébé car ça lui fait de la compagnie , il n’est pas seul et aurait des compagnons de jeu pour les semaines suivantes et ça lui évite de s’identifier trop à moi et de se prendre pour un humain :) (Il risque d’avoir peur des autres écureuils qu’il va considérer comme des ennemis) . Mais je prends le risque car maintenant que je les connais bien , je sais qu’ils ont un instinct sauvage très prononcé qui revient tres vite une fois en liberté et qu’après un moment ça ira très bien, surtout qu’il va être relaché dans le jardin où il a été trouvé et que quelqu’un va s’en occuper et continuer à le nourrir un peu, en attendant qu’il se débrouille seul. 

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About me

On me demande souvent pourquoi j’habite les US ou comment j’ai fait pour travailler dans la réhabilitation animale alors voilà , je vais vous raconter et vous faire partager un peu ma vie avec les animaux.

Je m’appelle Flo, et suis mariee depuis 82 . j,ai 3 enfants. Nous avons cherché à partir de France par le biais du travail demon mari, histoire de voir du pays, de changer d’environnement. J’ai fait donner des cours d’anglais aux enfants dès la maternelle pour le cas où. On a attendu 10 ans avant d’avoir enfin une proposition correcte. Quand elle est arrivée , ça a été le grand bonheur pour tous. On a longtemps cru que ce serait l’Asie avec une possibilité sur Singapour mais finalement c’est New York qui nous a tendu les bras. On n’avait pas d’apprioris et on s’est dit: pourquoi pas? , c’était une bonne opportunité pour vivre autre chose et un enrichissement pour tout le monde .

Nous sommes partis pour New York en 1997 , nous y sommes restés une premiere fois 2 ans et demi puis retour en France, qui ne s’est pas trop bien passé , les US nous manquait beaucoup , nous avions du mal à nous refaire à la vie francaise ,à la morosité de la région parisienne ,ça a été très difficile pour les enfants, surtout le plus grand ,qui avait 15 ans . Nous avons cherché à repartir le plus vite possible et ce fut chose faite 1 an et demi après . Rebelotte , mais cette fois ci nous avons décidé de ne pas prendre un contrat d’expat car nous ne voulions pas que l’employeur de Laurent puisse nous renvoyer en France quand il le souhaiterait . Nous avons décidé finalement de rester définitivement aux US. Nous n’avons jamais regrete notre decision. Nous avons vécut quelques mois a Manhattan, ce fut un moment inoubliable pour une parisienne comme moi . Mais avec des enfants et des animaux ( 3 chats et un chien à l’époque), c’était plus raisonable d’aller habiter en banlieue dans une maison avec un jardin . Nous habitons donc en banlieue nord , au dessus du Bronx. Il y a une grosse communauté française car les écoles franco-americaines s’y trouvent . C’est une banlieue très verte, calme, “safe” ,au bord de la mer et très agréable.

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le port
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la plage

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Le premier été , nous avons eu une grosse tempête , qui a fait tomber quelques arbres , en allant voir les dégâts dans notre jardin , Lo a découvert 2 bébés ecureuils tombés du nid , pas de poils , les yeux encore clos . Passionnée depuis toujours par les animaux , j’ai décidé de m’en occuper , les enfants alors agés de 5, 11 et 13 ans sont partis à la recherche d’autres bébés dans les jardins avoisinants et m’en ont rapporté 3 autres . Je me suis souvenue qu’ado j’avais élevé un chaton nouveau-né avec du lait et du jaune d’oeuf cru ,alors j’ai essayé tout en cherchant de l’aide de l’extérieur (mais quand on ne parle pas bien anglais , c’est pas évident) .Le lendemain les 2 plus faibles étaient morts , je me suis dit qu’il fallait vraiment que je trouve quelqu’un qui s’y connaisse car les 3 restants avaient déjà la diarrhée, sans doute due à l’alimentation qui ne devait pas etre appropriée .

Apres avoir fait toutes les animaleries de Manhattan en vain (  impossible de trouver du personnel qualifié ), j’ai fini par trouver l’adresse d’un refuge animalier a côté de chez moi qui m’a mis en contact avec une femme de la ville voisine, qui s’occupait des petits mammiferes sauvages et des oiseaux . Quand Jill Doornick est arrivée devant ma porte , j’ai tout de suite eu un coup de coeur pour elle ,elle devait avoir la cinquantaine bien tassée et avait la dégaine d’une soixante huitarde sur le retour. En short et tongue, une bague à un orteil, elle faisait tres “rock n’ roll”, elle etait tres cool et m’a plu tout de suite , elle parlait bien francais, ce qui était bien pratique . ca a été le début d’une longue amitié .

Jill est accuponctrice , professeur de danse , mais surtout, elle est wildlife rehabilitator , c’est a dire qu’elle a une licence qui lui permet de s’occuper de tous les petits mammifères en détresse , la police, les vétos , les refuges animaliers etc… ont son numéro de téléphone et l’appellent quand un animal est trouvé , que ce soit un bébé tombé du nid orphelin ou un adulte bléssé. c’est un travail bénévole, De temps en temps des personnes nous donnent 5, 10, ou 20$ avec un animal mais ca ne paie meme pas le lait maternisé qu’on achètera pour le nourrir. Jill m’a expliqué tout ce qu’il y avait a savoir sur les bébés écureuils pour les élever et m’a dit que je pouvais l’aider en gardant ces écureuils jusqu’a leur sevrage et remise en liberté , ce que j’ai fait avec grand plaisir . depuis cette année la , je n’ai jamais cessé ma collaboration avec Jill , à part cette année où j’ai pris un break .

Je suis devenue une spécialiste des écureuils, mais j’aime bien aussi m’occuper d’autres petits animaux sauvages . J’ai eu ma licence de wildlife rehabilitator en 2004 . Au moins maintenant je n’ai plus peur que mon proprio apprenne que j’élève des écureuils dans son sous sol !

c’est un travail a plein temps de mars à novembre. Nous sommes plusieurs wildlife rehabilitator pour la région, certaines sont plus spécialisées pour tel ou tel animal, on s’appelle pour se “refiler” tel animal ou pour récupérer tel autre mais nous travaillons seules en général, nous sommes trop prises par les animaux , imaginez des biberons à donner toutes les 3 h ,JOUR ET NUIT, à des bébés écureuils, ou la becquées à des oisillons toutes les heures ,du lever au coucher du soleil … vous ne faites plus que ca , il y a de la place pour plus rien… d’où mon break cette année avec la promesse de ne pas accepter trop de bébés l’an prochain ( si j’y arrive ).

Les enfants de l’extérieur me demande souvent ” are you a vet ? “, et bien, parfois je me le demande ! car je donne des antibios, je fais des piqûres sous-cutanées pour réhydrater , je soigne des grosses blessures, je pose des atèles pour des fractures, on m’apporte chaque année des bébés animaux, mourants, glacés, qui respirent à peine , les mouches ont deja pondues sur eux, et on arrive souvent à les sauver, alors, on se sent, effectivement, un peu comme des vétos … Finalement, je réalise un rêve de petite fille car si j’avais aimé un peu plus l’école, je serais sûrement un vrai véto à l’heure qu’il est !

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